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"Un historien qui n'a pas fait la simulation d'une bataille, ne connais pas cette bataille" 

 

En effet, il y a un monde entre tracer des rectangles sur une carte et mettre en place les troupes sur une table de simulation. Avec notre méthode, on retrouve l'espace réellement occupée par les combattants, le rapport de force est immédiatement visible et, à travers le reconstitution en 3D du terrain, l'on peut étudier les contraintes géographiques et visuelles du champ de bataille.

J'ai un jour dit à un colonel d'armée de terre qu'en une après-midi je pouvais faire plus de manœuvres que lui en une année. La simulation permet de tester des tactiques et de changer celles-ci à peu de frais, en quelques heures... 

Par exemple, il est étonnant de constater que la grande majorité des spécialistes actuels découvrent qu'il n'y a pas de grandes offensives de chars en Ukraine. Pourtant, depuis les années 1980 aucun char ni aucun avion ne peux plus traverser la ligne de front, sauf à sacrifier d'énormes quantités de troupes et matériels. Et cela, nous l'avons vu à travers nos simulations.

L'association

 

L'Histoire par la Simulation est une association fondée en 1997 ayant pour objet l'étude et la promotion de l’Histoire, notamment par les figurines. Son siège est dans le nord de l'Alsace, en France.

 

Notre but est d'étudier les grands aspects militaires, politiques, diplomatiques et économiques de notre Histoire par la simulation de conflits et de batailles, et les conséquences en découlant.

 

Lors de nos expositions, nous présentons au public, ainsi qu'aux scolaires, de grands dioramas représentant des batailles décisives de leur temps, donnant ainsi une vision claire et ludique en trois dimensions de l'Histoire.

Lors de journées de jeu au sein du C.L.A.S., nous simulons l'emploi des troupes et armes, et évaluons les différentes doctrines en vigueur à ces époques. 

 

La simulation

 

Il s'agit de retracer exactement les mouvements des troupes afin de comprendre les actions menées par les armées. En changeant certains paramètres tels que le dispositif initial ou les ordres des généraux, nous cherchons aussi à simuler les autres déroulements possibles d'une bataille, voire de déterminer si l'issue finale pouvait en être changée.

Toutes les règles de simulations ont été développées par nos soins et affinées au fil des années.

Les figurines

L'échelle des figurines varie selon la période étudiée et est adaptée à la portée des armes de l'époque en question. 

De l'Antiquité jusqu'au XIXème siècle, les figurines sont d'une taille de 15 mm (1/120e). Chaque figurine représente 60 fantassins ou cavaliers réels. Chaque figurine d'artilleur représente 2 pièces dans la réalité. Les modèles d'éléphants ou de chars antiques, représentent 20 éléphants ou chars réels.

 

La dimension du socle d'une figurine définit la place qu'occupent les 60 hommes sur le terrain. C'est le socle qui fait le transfert de l'échelle de la figurine vers l'échelle du terrain. C'est une donnée primordiale car de tout temps, le front d'une armée est un élément tactique décisif.

Pour la 2nde Guerre Mondiale terrestre, nous avons des figurines au 1/300e, et pour le naval (1900 - 1945), elles sont au 1/3000e. 

Les figurines sont peintes à la main après recherche des uniformes historiques, ou des tenues et héraldiques d'époques lorsque l'uniforme n'était pas encore en vigueur. Nous possédons actuellement une gamme de plus de 50.000 figurines de toutes époques et de toutes nations.

Les dioramas des batailles

Les batailles sont représentées à l'aide de dioramas géants. Les batailles sont toutes conçues suivant un système identique. 

 

Les dioramas (pouvant atteindre jusqu'à 4 mètres sur 6) montrent l'intégralité du champ de bataille. Le terrain est modelé en relief d'après des cartes d'état-major, et depuis quelques années à l'aide de Google Earth. L'échelle utilisée est de 1 mètre pour 2 km réels (1/2000e). Les villages, rivière, forêts et routes sont représentées d'une façon schématique (une maison représente un quartier d'un village) et permettent de bien situer les obstacles du champ de bataille.

Les batailles navales sont à une échelle bien spécifique. Une figurine représente un navire réel.

Tout ce travail permet de connaître les évènements qui se sont déroulés à la bataille de Marathon, la tactique navale de Nelson à Trafalgar, la surprenante manœuvre de Napoléon à Austerlitz ou bien de rétablir des vérités sur la décisive bataille de Woerth-Froeschwiller. Lors de chacune de nos expositions, en association avec le proviseur et les professeurs d'histoire des écoles locales, nous présentons aux élèves certaines batailles figurant dans leur programme scolaire.

Les dioramas donnent un aperçu de la position de chaque troupe par rapport au terrain et les figurines permet d'identifier les types de troupe. Nous pouvons donc très facilement analyser, en trois dimensions, la stratégie ou la tactique des généraux sur leur champ de bataille.

A ce jour, notre association peut présenter plus d'une quarantaine de batailles terrestres ou navales. Toutes ces batailles sont à la même échelle et montrent tout le champ de bataille et toutes les troupes engagées. L'ensemble est le résultat de plus de 40.000 heures de travail. Ces paramètres rendent notre démarche unique dans son genre.


 

                                                                                                                                                                                                                                                             RITT Patrick

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